Catégorie : littérature
-

Ésaü, l’éloge de la lentille
À travers la voix d’Ésaü, homme de la route et du corps éprouvé, ce texte explore une nourriture simple qui ne stimule pas mais soutient. Une méditation biblique sur ce qui permet à l’homme de durer sans s’épuiser.
-

Musset — ou la fidélité de ce qui ne se remplace pas
À partir d’une phrase d’Alfred de Musset, ce texte explore une forme rare de fidélité : celle qui ne cherche ni à remplacer ni à combler la perte, mais à la garder. Une lecture sensible de Les Nuits, où l’amitié et l’absence continuent de se répondre.
-

Werther, ou quand le sentiment devient absolu
Werther de Goethe marque un tournant décisif dans l’histoire de la sensibilité moderne. En faisant du sentiment une vérité absolue, le roman ouvre une liberté nouvelle, mais en révèle aussi les dangers. Une lecture littéraire et anthropologique d’un texte charnière.
-

Dorante ou la grandeur sans épreuve — Essai sur Le Menteur de Corneille
En 1644, Pierre Corneille compose Le Menteur, une comédie singulière où la grandeur ne naît plus de l’épreuve mais de la parole. À travers le personnage de Dorante, le dramaturge interroge la tentation d’être grand par le récit plutôt que par l’action. Une pièce charnière qui éclaire la mutation de l’héroïsme tragique vers la performance…
-

Les Souffrances du jeune Werther —
Souffrances du jeune Werther donnent voix à une expérience radicale du sentiment vécu sans limite. Goethe y explore la tentation moderne de l’absolu intérieur, et montre comment une sincérité sans médiation peut conduire à l’épuisement et au vertige.
-

Le prénom au théâtre classique, ou comment le nom fait déjà la pièce
Au théâtre classique, le prénom n’est jamais un hasard. De Molière à Racine et Corneille, le nom propre annonce déjà une vision du monde, une tension dramatique, une architecture morale. Lire le théâtre du XVIIᵉ siècle, c’est apprendre à entendre ce que le nom dit avant même que le personnage ne parle.
-

Rendre justice à Marivaux —
Marivaux est souvent réduit à la légèreté du marivaudage. Le Jeu de l’amour et du hasard révèle au contraire un théâtre d’une grande précision morale, où la parole devient le lieu même de la résistance intérieure, et où l’âme cesse peu à peu de se protéger.
-

Deux manières de laisser venir la nuit – Philinte et Dorante
Ce diptyque ne donne pas une morale. Il met en scène deux rapports au temps, deux manières d’habiter la soirée, deux élégances — l’une anticipée, l’autre apprise.
-

Figures et métamorphoses de la peur dans la littérature
Une traversée esthétique et littéraire de la peur, depuis les mythes antiques jusqu’au XXIᵉ siècle, pour comprendre comment les formes ont longtemps rendu la peur habitable — et comment notre époque se singularise par une peur devenue ambiante, sans scène ni visage stable.
