Catégorie : littérature
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Rendre justice à Marivaux —
Marivaux est souvent réduit à la légèreté du marivaudage. Le Jeu de l’amour et du hasard révèle au contraire un théâtre d’une grande précision morale, où la parole devient le lieu même de la résistance intérieure, et où l’âme cesse peu à peu de se protéger.
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Deux manières de laisser venir la nuit – Philinte et Dorante
Ce diptyque ne donne pas une morale. Il met en scène deux rapports au temps, deux manières d’habiter la soirée, deux élégances — l’une anticipée, l’autre apprise.
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Figures et métamorphoses de la peur dans la littérature
Une traversée esthétique et littéraire de la peur, depuis les mythes antiques jusqu’au XXIᵉ siècle, pour comprendre comment les formes ont longtemps rendu la peur habitable — et comment notre époque se singularise par une peur devenue ambiante, sans scène ni visage stable.
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Du côté de chez Swann, ou le temps qui ne se comprend qu’après coup
Une lecture de Du côté de chez Swann de Marcel Proust, centrée sur la manière dont le temps ne révèle le sens de la vie qu’après coup. Une réflexion sur la mémoire, la perte, et la profondeur retrouvée de l’existence à travers l’écriture.
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La contemplation, ou l’art d’habiter le temps
Une méditation sur la contemplation comme manière d’habiter le temps. Ce texte explore comment l’attention silencieuse restitue à l’instant sa profondeur, à la durée sa gravité, et à l’existence humaine la possibilité de se reconnaître dans ce qu’elle vit, loin de la hâte et de la dispersion contemporaines.
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Prologue à l’élégance du plaisir
Un prologue pour une série littéraire où le corps, le vin, la nourriture et le sommeil prennent la parole à travers des figures familières. Ici, nul sermon : seulement l’élégance de ceux qui savent réparer sans renier la fête.
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Le Misanthrope — une mécanique morale autour d’Alceste
Une lecture analytique de Le Misanthrope de Molière, centrée sur Alceste comme principe moral. Chaque personnage y apparaît comme une mise à l’épreuve de son exigence de justice, révélant une pièce moins comique qu’il n’y paraît : une véritable tragédie sans morts, au cœur des enjeux moraux et humains du théâtre classique.
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Des vertus petit déjeuner
Et si les personnages de la littérature avaient encore quelque chose à nous dire de nos gestes quotidiens ? Dans cette conversation imaginaire entre Alceste et Célimène, le petit déjeuner devient une scène de théâtre où se joue moins une question de nutrition qu’un certain art de commencer la journée. Un pastiche littéraire pour parler…
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Phèdre — Jean Racine, ou la naissance du mal dans la conscience
Une lecture de Phèdre de Racine comme tragédie de la lucidité : quand la passion devient conscience, et que la conscience elle-même devient supplice.
