Étiquette : Anthropologie littéraire
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Dorante ou la grandeur sans épreuve — Essai sur Le Menteur de Corneille
En 1644, Pierre Corneille compose Le Menteur, une comédie singulière où la grandeur ne naît plus de l’épreuve mais de la parole. À travers le personnage de Dorante, le dramaturge interroge la tentation d’être grand par le récit plutôt que par l’action. Une pièce charnière qui éclaire la mutation de l’héroïsme tragique vers la performance…
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Les Souffrances du jeune Werther —
Souffrances du jeune Werther donnent voix à une expérience radicale du sentiment vécu sans limite. Goethe y explore la tentation moderne de l’absolu intérieur, et montre comment une sincérité sans médiation peut conduire à l’épuisement et au vertige.
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Le prénom au théâtre classique, ou comment le nom fait déjà la pièce
Au théâtre classique, le prénom n’est jamais un hasard. De Molière à Racine et Corneille, le nom propre annonce déjà une vision du monde, une tension dramatique, une architecture morale. Lire le théâtre du XVIIᵉ siècle, c’est apprendre à entendre ce que le nom dit avant même que le personnage ne parle.
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Rendre justice à Marivaux —
Marivaux est souvent réduit à la légèreté du marivaudage. Le Jeu de l’amour et du hasard révèle au contraire un théâtre d’une grande précision morale, où la parole devient le lieu même de la résistance intérieure, et où l’âme cesse peu à peu de se protéger.
